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Patron, tu participes au «pool»?

23 août 2007 - 10h54

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Richard Dufour

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Brady Quinn et les Browns pourraient surprendre cette saison.


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La saison débute le 6 septembre dans la NFL. Brady Quinn est-il prêt? Tom Brady sera-t-il à son meilleur? Que feront les Falcons sans Mike Vick?

Là n'est pas la question.

À deux semaines du botté d'envoi de la nouvelle saison, une boîte de consultants soutient que les entreprises vont perdre jusqu'à 435 M$ par semaine en raison de la participation de leurs employés à des «pools» de football.


 

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Le quart Tom Brady, des Patriots, qui est devenu père d'un garçon mercredi, connaîtra-t-il une autre grande saison?

 
Les patrons ne devraient toutefois pas limiter l'accès aux sites de sports et s'opposer à ces «pools», que l'Office québécois de la langue française traduit par le terme «jeu du directeur-général».

«Les employeurs perdent de l'argent tous les jours en raison des pauses-cigarettes, des «pauses-pipi», des pauses-café et des conversations anodines autour de la fontaine d'eau», souligne John Challenger, président de la firme Challenger, Gray & Christmas.



«La plupart des employeurs comprennent que les employés ne consacrent pas 100% de leur temps au bureau à leur travail. En fait, dans le village global 24h/7 jours dans lequel nous vivons, le travail et la vie personnelle se chevauchent plus souvent qu'avant», ajoute M. Challenger.

«Il va donc sans dire que les employeurs doivent s'attendre et devraient permettre aux employés d'emporter une partie de leur vie personnelle au boulot.»

Pour justifier son point de vue, M. Challenger affirme qu'une interdiction de consulter un «pool» au travail risque de causer davantage de tort au moral des employés et à la loyauté des employés que la perte de productivité potentielle liée aux 20 minutes «perdues» pour échanger un joueur dans une équipe virtuelle.

Selon John Challenger, les entreprises qui non seulement permettent la gestion des «pools» au bureau, mais qui l'encourage aussi avec un «pool» à l'interne par exemple, risquent de récolter des «bénéfices significatifs».

Un sondage réalisé par la maison Ipsos l'année dernière révèle d'ailleurs que 40% des répondants estiment que les «pools» ont une influence positive dans leur milieu de travail.

Une autre tranche de 40% des répondants au sondage ont affirmé que les «pools» augmentent l'esprit de franche camaraderie entre les employés au boulot.

Un répondant sur cinq a même indiqué que les «pools» permettaient d'établir des liens d'affaires importants.

Qui participe?

Environ 17 millions d'Américains participent à des «pools» de sports chaque année et près de 80% de ces gens participent à un «pool» de football, selon la Fantasy Sports Trade Association.

Les données démographiques récoltées par ComScore et Hitwise révèlent que le revenu moyen des participants se situe entre 60 000$ et 100 000$ par année.

Un participant à un «pool» passerait, en moyenne, 5,2 heures par semaine (45 minutes par jour) sur Internet à gérer son «pool», selon Challenger, Gray & Christmas, qui a obtenu ces informations lors d'un sommet sur le marketing sportif organisé plus tôt cette année.

C'est à partir de ces informations que la boîte de consultants de Chicago a pu estimer que les entreprises pourraient perdre jusqu'à 435 M$ par semaine en raison de la participation de leurs employés à des «pools» de football.

NDLR: Avis aux intéressés par les «pools», sachez qu'un Challenge boursier sera lancé à la mi-septembre sur notre site LaPresseAffaires.com. La participation est gratuite et la formation de groupes sera possible pour vous lancer des défis entre amis.

Plus de détails sur notre Challenge boursier vous seront donnés sur notre site dans les prochaines semaines.


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