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Crise du crédit: c'est la faute aux produits exotiques

16 août 2007 - 06h36

La Presse

Stéphanie Grammond

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La planète boursière tremble
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Le crédit facile transforme aussi les moeurs des prêteurs immobiliers. Avant l'an 2000, le marché des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis se limite au financement de maisons mobiles et aux emprunteurs qui utilisent leur maison pour consolider leurs dettes.

Mais cela change. En 2006, les hypothèques à risque représentent 22% des nouvelles hypothèques accordées aux Américains, par rapport à seulement 7% cinq ans plus tôt, selon la Mortgage Bankers Association.

Les prêteurs innovent avec des produits exotiques, comme des hypothèques sans remboursement de capital durant une période déterminée, et des hypothèques à amortissement négatif (au lieu de baisser, le montant du prêt s'élève au fil des ans).

Apparaissent aussi des hypothèques appelées 2/28. Durant les deux premières années, les emprunteurs ont droit à un taux d'intérêt promotionnel.



Les faibles mensualités encouragent les acheteurs à se permettre une maison au-dessus de leurs moyens. Mais l'illusion est de courte durée. Pour les 28 années suivantes, le taux d'intérêt grimpe: il est alors environ 3% plus élevé que le taux offert aux bons clients.

Les prêteurs deviennent aussi plus laxistes. Ils accordent des prêts sans obliger leurs clients à documenter leurs sources de revenus (hypothèques Alt-A). Cela ouvre la porte à de fausses déclarations.

D'ailleurs, un sondage mené par la Mortgage Asset Research Institute en avril 2006, révèle que 90% des emprunteurs ont gonflé leurs revenus de plus de 5%, et que 60% d'entre eux les avaient gonflé de plus de 50%.

Les constructeurs de maisons neuves participent à l'emballement du système. Pour maintenir la vente de leurs maisons, plusieurs se lancent eux-mêmes dans le business du prêt hypothécaire. Un terrain glissant

Pour conclure des ventes, certains suggèrent à leurs clients d'augmenter leurs revenus afin de décrocher un prêt suffisant. Aujourd'hui, les clients vivent un cauchemar financier et les constructeurs sont poursuivis (la société américaine Beazer, par exemple).


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